Considérant la volonté du groupe ArcelorMittal de fermer, au moins partiellement, son usine de Gandrange, en Moselle, avant le printemps 2009,
Considérant que quelque 600 salariés sont concernés, auxquels seront imposés retraites anticipées, délocalisations, voire licenciements,
Considérant qu'il s'agit d'un site de production important, concourrant à la performance et à l'indépendance industrielles nationales,
Considérant que ce secteur industriel bénéficie non seulement d'une conjoncture mondiale porteuse, mais qu'il conditionnera à l'avenir notre maîtrise des nanotechnologies et des filières aussi importantes pour la compétitivité nationale que celles de l'énergie, des transports terrestres et aéronautiques,
Considérant que cette intention du groupe Mittal, qui pèse sur l'avenir de ces salariés français et de ce site industriel national, a été rendue possible par la fusion, au printemps 2006, entre Arcelor et Mittal, au grand bénéfice de ce dernier, qui a réalisé 10,3 Milliards d'Euros de bénéfices en 2007
Considérant que, néanmoins, les contribuables français ont investi près de 30 Milliards d'Euros dans la sidérurgie française, Usinor, et donc Arcelor,
Considérant que, dès lors, tous les citoyens français peuvent légitimement se sentir propriétaires du site industriel de Gandrange, en Moselle,
Considérant de surcroît que, en déplacement dans l'usine ArcelorMittal de Gandrange, le 4 février dernier, le Président de la République a promis le maintien du site et des emplois,
[Considérant que, dans notre environnement immédiat aussi, de nombreux emplois industriels et de services sont menacés,fermeture de Millenium, gros soucis pour Renault Sandouville et les sous-traitants et qu'une victoire contre la fermeture du site industrielle de Gandrange participerait d'un coup d'arrêt national contre la désindustrialisation,]
Considérant qu'il appartient au gouvernement de veiller à défendre les intérêts de l'emploi et de l'industrie,
Que le conseil municipal saisisse le premier ministre aux fins
Que le Président de la République tienne ses engagements et qu'en conséquence le gouvernement français prenne toutes les dispositions réglementaires et fiscales pour freiner et empêcher la fermeture, même partielle, du site de Gandrange, et toute suppression d'emploi ;
Que la France développe désormais une véritable politique industrielle, volontariste, qui passe par la reconquête de ses champions industriels, le cas échéant en ayant recours à la montée de l'Etat au capital de ces entreprises ;
Que la France défende cette volonté face à la Commission Européenne, en dépit du principe de la « concurrence libre et non faussée », dont les conséquences économiques et sociales graves sont démontrées chaque jour.
