L'INSEE mesure l'évolution du pouvoir d'achat en déduisant l'inflation du rythme d'accroissement du revenu disponible brut(RDB) des ménages.
Le RDB etant défini comme l'ensemble des ressources des ménages- revenus d'activité, prestations sociales et revenus du patrimoine- diminué des impots directs et cotisations sociales.
Entre 2005 et 2006, ce revenu a augmenté de 3,7% par an en moyenne, la faible progréssion des revenus d'activité étant compensée par celle des revenus du patrimoine, en particulier les loyers.
Les prix à la consommation ayant progréssé de 1,8% en moyenne par an, le gain de pouvoir d'achat de l'ensemble des ménages est de 1,9% par an. L'évolution est encore plus modérée si l'on prend en compte l'augmentation du nombre de ménages; le pouvoir d'achat par ménage n'a progressé que de 0,9% par an en moyenne entre 2003 et 2006.
Mais cette évolution ne dit évidemment rien des fortes disparités entre ménages et revenus. Les salaires ne représentent en effet que la moitié des ressources des ménages... et les revenus du patrimoine ont considérablement augmenté ces derniéres années.
Entre 1998 et 2005, les revenus des 0,1% les plus riches ont progressé de plus de 30% contre moins de 5% pour 90% de la population.
Et encore l'INSEE ne considére-t-elle pas comme des revenus les plus values réalisées par les ménages quand ils revendent des actions ou des biens immobiliers. Et pourtant, celle-ci ont explosé ces derniéres années avec la tres forte hausse des actifs. C'est comme ça que les inégalités se creusent et que les statistiques de pouvoir d'achat perdent à peu près toute signification.
Dominique Mutel
Le RDB etant défini comme l'ensemble des ressources des ménages- revenus d'activité, prestations sociales et revenus du patrimoine- diminué des impots directs et cotisations sociales.
Entre 2005 et 2006, ce revenu a augmenté de 3,7% par an en moyenne, la faible progréssion des revenus d'activité étant compensée par celle des revenus du patrimoine, en particulier les loyers.
Les prix à la consommation ayant progréssé de 1,8% en moyenne par an, le gain de pouvoir d'achat de l'ensemble des ménages est de 1,9% par an. L'évolution est encore plus modérée si l'on prend en compte l'augmentation du nombre de ménages; le pouvoir d'achat par ménage n'a progressé que de 0,9% par an en moyenne entre 2003 et 2006.
Mais cette évolution ne dit évidemment rien des fortes disparités entre ménages et revenus. Les salaires ne représentent en effet que la moitié des ressources des ménages... et les revenus du patrimoine ont considérablement augmenté ces derniéres années.
Entre 1998 et 2005, les revenus des 0,1% les plus riches ont progressé de plus de 30% contre moins de 5% pour 90% de la population.
Et encore l'INSEE ne considére-t-elle pas comme des revenus les plus values réalisées par les ménages quand ils revendent des actions ou des biens immobiliers. Et pourtant, celle-ci ont explosé ces derniéres années avec la tres forte hausse des actifs. C'est comme ça que les inégalités se creusent et que les statistiques de pouvoir d'achat perdent à peu près toute signification.
Dominique Mutel
