Premier secrétaire du Mouvement Républicain et Citoyen
UNIVERSITE D'ETE
Dunkerque – 8 et 9 septembre 2007
Madame, Monsieur,
Chers Amis,
Nous avons eu un été pourri. Voici maintenant une triste rentrée pour la gauche.
L'occasion du printemps 2007 a été gâchée. L'élection présidentielle après les douze années Chirac a été perdue. Nicolas Sarkozy est au zénith de sa popularité avec, si l'on en croit les sondages, près de 70% d'opinions favorables. La gauche est en miettes, sans leader, sans projet, sans ressort.
Après douze années Chirac, la France est-elle condamnée à dix années Sarkozy ?
Le nouveau Président de la République dispose d'atouts impressionnants. Son inlassable activité contraste avec l'inertie relative de son prédécesseur. Son discours habilement démagogique attire la sympathie de larges fractions de l'opinion et particulièrement de certaines couches populaires, perdues par la gauche depuis longtemps.
Cela lui a suffi pour annihiler toute concurrence à droite et asphyxier le centre et l'extrême droite ; Le Pen a perdu l'usage de la parole et Bayrou s'est fait voler son groupe parlementaire et jusqu'à son idée-phare de dépasser les clivages partisans.
Mais cela suffira t'il pour assurer à Sarkozy un succès durable ? En y réfléchissant, nous trouvons plusieurs fortes raisons de reprendre courage.
Le style de Sarkozy, tout d'abord, qui séduit tant, est voué à une usure rapide. L'omni-présence médiatique n'est pas tenable sur le long terme, même en retouchant les images lorsqu'il faut faire paraître le ventre plus plat et l'apparence plus flatteuse. Elle finit par fatiguer autant les spectateurs que l'artiste lui-même. La méthode qui consiste à courir après l'actualité en annonçant une loi nouvelle à chaque nouvelle catastrophe ou à chaque nouveau crime n'est pas nouvelle. On sait qu'elle ne mène à rien d'autre qu'à perdre de vue la bonne application des lois existantes. Déjà nous voyons l'incessante gesticulation du nouveau président aboutir à des improvisations et à des cafouillages. Les allègements fiscaux imprudemment promis par le candidat Sarkozy aux acquéreurs de résidences principales sont partiellement censurés par le Conseil constitutionnel. Le ministre des Affaires étrangères que le Président a cru habile de tirer des rangs socialistes malgré sa notoire inaptitude à une telle fonction soulève un pitoyable incident diplomatique en décernant publiquement un bonnet d'âne au Premier ministre irakien. Le gouvernement et la France elle-même sont humiliés quand Kouchner doit revêtir lui-même le bonnet d'âne en présentant ses plus plates excuses. Nous en verrons bien d'autres.
Mais au-delà du style et de la méthode, il y a le fond des choses. Sarkozy a bâti son succès en annonçant tout à la fois une politique nettement à droite, celle que les privilégiés attendaient depuis longtemps, mais aussi des mesures en faveur des oubliés de la croissance et de la politique : le retour au plein emploi, l'amélioration du pouvoir d'achat, une lutte efficace contre la pauvreté. Il a feint de prendre en charge les craintes d'une large majorité de Français, exprimée au référendum de 2005, devant l'Europe ultra-libérale et la mondialisation ; il s'est fait le chantre de « l'Europe qui protège ». Ce discours qui l'a fait élire est celui d'un récidiviste. Le récidiviste est Henri Guaino qui, déjà en 1995 , tricotait pour Jacques Chirac des déplorations sur le thème de la « fracture sociale ». On sait ce qu'il en est advenu. On peut prévoir ce qu'il adviendra encore des beaux discours de M. Guaino.
Naturellement, la déception sera une fois encore au rendez-vous. Elle est déjà là.
Pour attirer les voix de ceux qui avaient voté non au référendum, Sarkozy avait promis de s'opposer à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne ; il avait fustigé la Banque centrale européenne et sa politique de l'euro fort qui asphyxie nos industries. Que fait-il ?
Il donne le feu vert à la poursuite des négociations d'adhésion avec la Turquie. Il se fait tancer sans broncher par Mme Merkel qui tient à l'euro fort et à l'indépendance de la BCE. Pire encore, il se fait le promoteur d'un « traité simplifié » comprenant tous les points essentiels du traité constitutionnel rejeté en 2005 mais qu'il se propose de faire entrer en vigueur sans consulter à nouveau les Français. Voilà sa politique européenne : refus cynique de la démocratie, poursuite sournoise dans la voie de l'ultra-libéralisme.
En politique étrangère, le refus de la criminelle et désastreuse intervention américaine en Irak avait été le point positif de la présidence Chirac. Que fait Sarkozy ? A deux reprises, avant et après son élection, il rend d'amicales visites à un Georges Bush à bout de souffle et rejeté par les Américains eux-mêmes. Il envoie en Irak pour étudier les moyens d'associer la France à l'enlisement américain ce Kouchner qui avait été en son temps l'un des rares Français à approuver l'intervention des Etats-Unis, au moment même où la Grande-Bretagne commence à prendre ses distances. Et pour faire bonne mesure, il aggrave notre engagement en Afghanistan en expédiant à Kandahar notre force aérienne basée jusque là de l'autre côté de la frontière. C'est le dos tourné à l'époque Chirac et Villepin, ainsi qu'aux derniers vestiges de la politique d'indépendance nationale du Général de Gaulle ; c'est le retour à l'alignement atlantiste de la IV° République. M. Bush a trouvé un nouveau caniche, après les disparitions d'Aznar, de Berlusconi et de Blair.
En politique intérieure, la « rupture » promise par Sarkozy, c'est de belles paroles pour les travailleurs, les chômeurs et les plus défavorisés, mais des actes qui ne font qu'aggraver les orientations les plus réactionnaires souhaitées par le grand patronat, la droite et l'extrême droite. C'est la démagogie anti-fonctionnaires et anti-services publics avec le « service minimum » qui porte atteinte au droit de grève, avec l'objectif de remplacement d'un agent sur deux partant en retrait, comme si les fonctionnaires étaient des budgétivores nuisibles à éradiquer, avec la suppression de 11 200 postes d'enseignants et la poursuite des privatisations...
C'est la préparation, annoncée devant le MEDEF transporté d'allégresse, voici dix jours, de nouvelles mesures contre les retraites ; ce sont les restrictions, dures aux moins fortunés, des remboursements des dépenses de santé.
C'est le catastrophique « paquet fiscal » qui réduit à sa plus simple expression l'impôt de solidarité sur la fortune, accorde aux acquéreurs de résidences principales un crédit d'impôt sans utilité économique et moins encore sociale, et qui enfin détaxe les heures supplémentaires alors qu'il faudrait au contraire encourager la création de nouveaux emplois. Ces mesures soit inutiles soit nuisibles vont coûter 15milliards en année pleine. Ce sera autant de moins pour les dépenses publiques nécessaires, autant de plus sur les feuilles d'impôt.
Ainsi se révèle la vraie nature de la présidence Sarkozy : c'est la présidence « Neuilly-Auteuil-Passy », celle qui donne aux riches en prenant aux pauvres.
Pour ces derniers, seulement 25 millions d'euros, modestement alloués à Martin Hirsch pour expérimenter son « revenu de solidarité active ». Pour l'ensemble des travailleurs, c'est la sinistre perspective de nouvelles atteintes au droit du travail avec le licenciement par consentement mutuel et le contrat de travail unique. Pour l'ensemble du secteur public, c'est l'annonce d'un plan de rigueur inévitable, maladroitement lancée dimanche dernier par la ministre de l'économie, avant que le secrétaire général de l'Elysée, court-circuitant le Premier ministre et contredisant la ministre dans un de ces cafouillages auxquels il faudra nous habituer, ne rétablisse l'expression politiquement correcte en belle langue de bois sarkozienne : ne parlez pas de rigueur, mais de revalorisation, et seule la fonction publique est en cause !
La frénésie ploutocratique, l'adoration du veau d'or qui caractérisent le nouveau pouvoir s'étalent sans complexe sur les yachts et dans les villas de grand luxe prêtés par les amis milliardaires. Mais elles franchissent les limites du ridicule pour atteindre celles de l'odieux lorsque devant le MEDEF ravi, Sarkozy ose se demander « à quoi il sert d'expliquer à nos enfants que Vichy, la collaboration, c'est une page sombre de notre histoire et de tolérer des contrôles fiscaux ou des enquêtes sur dénonciation anonyme. »
Trop, c'est trop ! M. Sarkozy ne craint pas de prendre le risque d'entraver la lutte contre la délinquance économique ! Et bien pire encore, il pratique un insupportable amalgame entre Vichy et des méthodes à ce jour couramment utilisées par nos services fiscaux, policiers et judiciaires. Il fait insulte à ces services. Il banalise Vichy et la collaboration en réduisant leur infamie à de simples questions de délation. Où est le respect dû à la mémoire des résistants, des juifs, des tsiganes exterminés ? De semblables propos négationnistes dans la bouche d'un Président sont une honte pour la France.
En même temps que l'honneur, M. Sarkozy est en passe de perdre la bataille économique. Jamais le déficit commercial, jamais la dette publique n'ont été pires qu'aujourd'hui. Le chômage se maintient malgré un contexte démographique favorable. Les prix dérapent. La croissance est en berne et malgré les incantations officielles, ce n'est évidemment pas le « paquet fiscal », ce remède à la poudre de perlimpinpin, qui va la relancer. Or le programme sarkozien comptait précisément sur la croissance pour financer le paquet fiscal. D'ores et déjà, il s'avère que les promesses sur le pouvoir d'achat ne seront pas tenues, en l'absence d'autres mesures concrètes qu'une invitation à Messieurs du MEDEF à faire un petit effort bénévole. Les travailleurs se rendent compte qu'il va leur falloir travailler plus non pas pour gagner plus, mais pour vivre encore moins bien.
Pendant un temps, la victoire de Sarkozy a laissé tout le monde sans voix. Mais cet illusionniste virtuose ne fera plus longtemps illusion. Semaine après semaine se révèle la vraie nature de son pouvoir, mais aussi sa fragilité. Il faut le combattre résolument ; l'ascension d'Arturo Sarkozy est résistible.
Voilà qui est bien, direz vous ! Mais quelles forces vont donc combattre Sarkozy ? Où donc est l'opposition ?
Le Parti socialiste est évidemment au centre du débat, mais l'état déplorable où il se trouve est aggravé par l'extrême faiblesse des autres forces de gauche.
Le « non » de 2005 à l'Europe ultra libérale n'a jamais trouvé de débouché politique. Le camp du non de gauche était partagé entre les égoïsmes de trop de chapelles et de trop de petits chefs. Le Parti communiste lui-même n'a pas réussi la récupération qu'il espérait. Il n'a plus depuis la fin du mitterrandisme d'autre perspective que de s'abriter sous le protectorat socialiste pour tenter de conserver son portefeuille de sièges parlementaires et de municipalités qui se réduit comme peau de chagrin à chaque élection.
Quant au centrisme d'opposition, il n'existe que dans les rêves de certains dirigeants socialistes, tétanisés par le score de Bayrou aux présidentielles. Scrutin majoritaire oblige. Les centristes doivent toujours finir par choisir leur camp, toujours le même, celui de la droite ; et Bayrou pour n'avoir pas voulu choisir, s'est retrouvé seul.
Le Parti socialiste se retrouve ainsi presque seul, au plus mauvais moment. Il est vrai qu'il a gagné les élections régionales et cantonales et limité les dégâts aux législatives, grâce à Laurent Fabius soulevant in extremis la question de la TVA sociale. Mais l'essentiel est qu'il a perdu l'élection présidentielle pour la troisième fois consécutive, laissant au niveau national tous les pouvoirs à la droite, pour longtemps.
Le Parti socialiste n'a jamais tiré les leçons de son échec de 2002 qui déjà sanctionnait son abandon des masses populaires pour le confort douillet des petits bourgeois, les bobos. Il n'a pas mesuré l'exaspération qui montait dans le peuple face à l'Europe ultra libérale. Il s'est fait prendre à contre-pied en 2005 et n'a jamais su ensuite tirer les conséquences politiques du « non ».
Il a cru qu'il lui suffisait d'attendre immobile et la bouche ouverte que les cailles tombent rôties du ciel et que le pouvoir lui revienne de lui-même, comme en 1997, par le seul effet de l'impopularité de Chirac et de son gouvernement.
Sans vrai projet, le PS n'avait pas non plus de vraie stratégie : la question des relations avec l'électorat centriste n'a été posée qu'entre les deux tours dans une improvisation redoutable. Evoquer la venue de Bayrou à Matignon au moment même où était faite la démonstration d'un désaccord sur les questions économiques et sociales n'était le moyen ni de crédibiliser le projet, ni de mobiliser les électeurs.
Au fond, ce que le Parti socialiste a fini par payer très cher, c'est surtout d'annoncer d'une part une politique sociale hardie, alors que, d'autre part il adhère sans réserve au projet de l'Europe ultra libérale et libre échangiste. Cette Europe-là, qui rend une telle politique sociale impossible à financer et à mettre en œuvre. Le référendum de 2005 a mis cette pratique en pleine lumière. Le discrédit sera durable. Rien ne sera plus comme avant.
Il faut une gauche qui sorte de cette contradiction. Une gauche qui se confronte directement au capitalisme transnational, sans nier l'évidence de l'économie de marché.
Là est l'équation d'un projet politique cohérent, réaliste, conforme aux besoins des masses populaires et de nature à mériter leur confiance, au lieu de ces synthèses molles entre des orientations contradictoires dont accouchent généralement les congrès du PS.
Pour cela, il faudra l'effort de toute la gauche. Un effort dans lequel il nous revient, en tant que MRC, une responsabilité particulière. Il doit être clair que combattre la politique sarkosienne ne vaut que si nous proposons parallèlement un autre projet pour la France et si la gauche le met en pratique, quand elle arrivera au pouvoir. Autrement il y aurait abus de confiance et à terme l'échec.
Notre parti a concouru loyalement et du mieux qu'il pouvait au combat de la gauche aux présidentielles et aux législatives. Il n'est pas plus responsable de l'échec qu'il ne l'a été en 2002.
Mais les conséquences de l'échec, nous les subissons de plein fouet. Un seul de nos candidats, Christian, a été élu à l'Assemblée nationale, celui-là même qui accueille notre Université d'été, et dont je salue le succès d'autant plus remarquable. Et j'en profite pour saluer l'équipe du Nord Pas de Calais, Claude Nicolet, Françoise Dal, et bien sûr, Jean-Marie Alexandre, et tous les autres. Il est clair que nombre de circonscriptions présentées comme « gagnables » dans l'hypothèse d'une victoire de gauche aux présidentielles cessaient de l'être dans un contexte de défaite. L'élection présidentielle commande inévitablement l'élection législative qui la suit immédiatement.
Et pourtant, dans le contexte d'aujourd'hui, plus que jamais, nous pouvons, nous devons être utiles.
Nous devons tout d'abord concourir à dissiper les illusions sarkozyennes. Les faits s'en chargeront tôt ou tard, mais il est important que ce soit au plus tôt. Nous pouvons y contribuer comme vient de le faire Jean-Pierre Chevènement, dans une intervention largement reprise par la presse en dénonçant le voyage en Irak de Bernard Kouchner.
Il nous faut surtout apporter à la construction d'un véritable projet de gauche cohérent non pas une petite pierre parmi d'autres, mais une vraie pierre angulaire, un élément fondamental.
Nous pouvons pour cela, dans le prolongement du discours de Vincennes, nous appuyer sur les propositions qu'avait formulées Jean-Pierre Chevènement l'automne dernier dans la perspective de sa candidature.
L'heure n'est pas au défaitisme ! Relevons la tête ! Mettez les cellules grises à ébullition ! Retournez au contact des citoyennes et des citoyens ! Organisez-vous, recrutez, formez, rassemblez !
Et parlons-nous ! Entre gens du MRC bien sûr, ça va de soit. Mais aussi entre tous les républicains de gauche, ceux qui se trouvent en porte-à-faux dans tel ou tel parti, ou en perdition dans tel ou tel groupuscule. Parlons-nous, et envisageons de nous unir.
Le premier objectif est de réunir tous les républicains de gauche.
Il s'agit de répondre au besoin qui monte dans les couches les plus diverses de la population : un besoin d'ordre, de sécurité, de protection, non seulement bien sûr face aux incivilités et à la montée de la délinquance, mais aussi face à l'anarchie économique que génère le libre échangisme débridé, face à l'emploi précaire, aux délocalisations, au chômage.
Les décennies passées ont vu la vague du reaganisme, de la dérégulation, de la privatisation à tout va, bref, de la politique du renard libre dans le poulailler libre, sous prétexte d'économie de marché. Face aux excès qui en résultent, on assiste aujourd'hui au retour de l'idée que le marché doit être régulé et que la puissance publique doit jouer un rôle essentiel. Mais il faut mettre en lumière la responsabilité de l'Europe libre échangiste qui empêche cette régulation, qui sape les Etats et les services publics.
Il faut marteler qu'il n'est pas de grand pays sans grandes industries modernes, que nos industries sont asphyxiées par l'euro trop fort, mais aussi et surtout par la concurrence faussée des pays qui exploitent sans vergogne leurs travailleurs et se soucient peu de contraintes environnementales. Il faut plaider pour une politique volontariste, favorisant la restructuration ou la réorientation des industries qui en ont besoin. Il faut mettre en cause avec détermination les contraintes qui, au niveau européen, font obstacle à de telles politiques. La bataille se déroule d'abord sur le terrain des idées.
Comment nous faire entendre ?
Constatons d'abord que la voix de notre président d'honneur reste respectée et écoutée par les médias, trop rarement peut-être, mais de façon significative.
Ensuite, en tant que parti politique, le MRC a un rôle à jouer dans le dialogue avec les autres organisations de gauche et avec l'ensemble des forces sociales, notamment les syndicats. Des contacts vont se prendre entre les partis de gauche. Il va sans dire que nous y sommes favorables.
Enfin, il y a pour les organisations locales du MRC et pour chaque militant individuellement, dans son entreprise, son administration, son quartier, sa ville ou son village, un rôle essentiel à jouer pour populariser nos propositions. Les prochaines élections municipales et cantonales doivent être l'occasion non seulement de conquérir des mandats, mais aussi de faire avancer nos idées.
Chers amis, la rentrée certes est morose et il ne fait pas beau temps. Mais à y réfléchir un peu, à regarder un peu en avant, nous avons toutes raisons de reprendre notre route, avec détermination. Une détermination profonde. Si vous vous interrogez, ou si l'on vous interroge, en vous demandant « pourquoi continuer le combat, pourquoi se battre sous les couleurs du Mouvement Républicain et Citoyen », répondez-vous, répondez-leur que nous sommes les continuateurs de ceux qui ont relevé la France, qui l'ont modernisée, qui l'ont fait progresser, avec le programme du Conseil National de la Résistance. Nous combattons aujourd'hui les forces du renoncement, même si nous avons la chance de nous battre dans des conditions heureusement beaucoup moins tragiques que jadis. Mais nous menons le même combat contre les vieilles idées qui se font passer pour des idées neuves. Nous menons le même combat pour la modernité face à la loi de la jungle. La flamme des idéaux républicains ne mérite pas de s'éteindre ; portons-là !
Telle est notre mission !
